peinture

La peinture, c'est le cœur de mon travail. Une absence de dialogue. Un sentiment diffus de vie se trame par le geste, la touche, le travail du fond et de la forme qui prend alors toute sa place. Je cherche
à perdre le spectateur afin de l'amener à ressentir plus intensément les choses de la non-représentation.

De mon côté : les choses sont à mon sens plus fortes si elles
se font presque malgré moi, comme par accident. Le geste file
et maîtrise avec liberté son propre cheminement.
Les transparences laissent entrevoir un monde enfoui. Cet exercice de concentration, de recherche du motif dans la série m'apporte
des moments d'équilibre. Pour le spectateur : c’est un travail
de lâcher prise, sur la durée. L’épreuve que le tableau doit franchir, c’est celle du regard quotidien, accessible à chacun d’entre nous pour peu qu’il s'en donne le temps.